|  SIMPLE AVIS Et après tout cela ?…

Clan…l’écroulement du clan. Et après tout cela ? Car comme dirait l’autre, il y aura forcément un après. Et la Guinée ? Il faudra bien qu’elle continue. Elle ne s’est as arrêtée. Il nous faut un gouvernement pour gérer le pays, pour nous faire espérer et rêver. Un gouvernement pour mettre le pays sur les rails du développement. Pour l’heure, nous continuons à subir la loi des commerçants sur nos marchés.
Et nous attendons d’eux qu’ils baissent les prix des denrées de première nécessité. Sous le poids des clans, nous avons soif et nous continuons à passer les nuits blanches dans l’obscurité et la merci des bestioles et des moustiques. Nous continuons d’envoyer nos enfants à l’école. Et nous attendons qu’ils fassent de bonnes études pour avoir de bons boulots qui pourront assurer nos vieillesses. Nous attendons de nos frères qui sont à l’université qu’ils aient du boulot pour ne plus dépendre de nos maigres salaires. Ceux qui chôment espèrent en trouver pour avoir une vie de famille équilibrée. La Guinée continue comme la vie continue. Une vie que nous espérons tous meilleure demain. Clan, remaniements, les attaques, le dénigrement des uns contre les autres. Lequel doit-il primer ? Pour le commun des Guinéens, l’ordre importe peu. L’important, l’essentiel étant que la vie continue, et qu’elle soit meilleure qu’aujourd’hui. L’essentiel est que le Guinéen ait de l’eau à boire, de l’électricité à éclairer son chemin. Celui du développement.
Certains disent qu’il n’y a pas d’autres alternative que la reconstitution des clans au sommet. Pour une vie meilleure, c’était facile de le dire, lorsqu’on est fortement assis derrière un clan et que l’on ne s’inquiète pas trop pour les lendemains, parce que l’on amasse de quoi tenir. Mais pour combien de temps ? Un clan vole à l’éclat quand le chef bute contre un obstacle. Quand un chef tousse, c’est sa suite qui s’éternue et le groupe se fond. Les exemples ne manquent. Cellou avait sauté avec un clan à la grande surprise de tout le monde. Le verrou du clan Fodé Bangoura vient de sauter lui aussi. Comme pour dire que Dieu ne dort pas. Il y a une justice pour les pauvres. Et la justice est devenue comme l’œil du Caïn. Ne tombez pas sous son regard. Pour notre part, nous continuons à croire que la vie sera meilleure, lorsque nous aurons banni de nos têtes toute idée de clan et que nous serons résolument engagés sur la voie du développement. Laquelle passe par la justice que l’on aura faite à tous les citoyens brimés dans leurs droits parce que faibles. Passe par l’unité nationale et la mise à la fin des idées saugrenues empruntées de xénophobie. Ainsi demain, nous serons fiers d’être Guinéens ou d’avoir vécu en terre guinéenne. Et demain ?…Demain se prépare aujourd’hui.
Si nous voulons une Guinée débout, performante et capable de tenir dans le concert des nations développées que nous réclamons, c’est aujourd’hui que l’on doit semer les graines de cette Guinée. Le développement ne se fait pas avec des slogans. Etre développé, c’est d’abord réussir à se nourrir tout seul. ; c’est pour pouvoir compter sur soi-même. Sommes-nous vraiment entrain de semer les graines de la Guinée de demain qui gagnera ? Des écoles privées se multiplient dans le pays. Mais le simple constat que l’on fait en visitant n’importe quelle commune et quartiers, est qu’il existe de jeunes élèves qui se détruisent à travers les clans et se noient dans l’alcool et la drogue.
En ville, les jeunes n’ont qu’une idée fixe : fuir en Europe ou en amérique. Quitte à mourir dans le désert ou dans une chaloupe qui coulera dans la méditerranée. Et les jeunes qui partent pour ces continents ne reviennent plus, ils réussissent. Que viendront-ils chercher ici ? Quel parent demande à son enfant qui a réussi ses études en Europe de revenir ici, dans les conditions qui sont les nôtres aujourd’hui ? Quel avenir offre notre école à nos enfants ? Aucune. Y a-t-il encore une école capable d’assurer l’avenir de nos enfants ? Soyons honnêtes, il n’y en a pas. Qui enseigne dans nos écoles ? Nous connaissons tous la réponse. Alors à quelle administration devrons-nous attendre demain ? Celle des clans. Quels techniciens, quels paysans, quels artisans, quels ingénieurs, quels scientifiques, quels juristes, quels littéraires, quels ouvriers, quels artistes aurons-nous demain ? Ceux des clans. Des enfants élevés dans des clans, des élèves et étudiants éduqués dans des clans, les cadres formés dans des systèmes de clans, peuvent-ils demain sauver notre pays de la misère ?, Il ne faut pas se leurrer. Le développement de la Guinée ne se fera pas avec un système clanique, mais avec des cadres respectueux, intelligents et rompus à la tâche. Le développement ne se fera pas si nous ne commençons pas dès à présent à réfléchir sur demain. Si nous ne commençons pas dès à présent à repenser notre école et à lui à donner les moyens d’être ce qu’elle doit être, c’est-à-dire l’instrument de notre vrai développement.
Par Louis Esperant Célestin 
Les maux du PMU+Guinée
Manque de rigueur, l’hypocrisie , la médisance, l’opportunisme, la sentimentalisme, la roublardise et la trahison sont aujourd’hui les maux qui minent la société PM+Guinée, évidemment à l’instar des autres entreprises du pays. Ainsi, installée pour résorber le taux de chômage et lutter contre la pauvreté, le PMU+ s’est transformé au fur et à mesure que les années passent en une boîte aux bruits où il est difficile de s’écouter et s’entendre. Une boîte où il est impossible d’accorder le même violon, où on s’observe en chien de faïence au lieu de regarder dans la même direction : celle du développement.
A vrai dire la société PMU+ est gérée à l’image d’une famille où le chef tente de ramener à chaque fois les uns et les autres à la raison. Même les plus têtus sont caressés dans l’espoir de les redresser et les remettre sur le bon chemin. Les responsables, selon nos sources, ont passé le clair de leur temps à écouter les plaintes et les complaintes des éternels insatisfaits. Le paternalisme a prévalu sur la rigueur. Le social a pris la pas sur le travail et la compétente. On recrute par pitié, on règle certains actes autour d’une tasse de thé au lieu de brandir des sanctions. Peut-on s’en sortir dans une telle société ? Lorsqu’on berce des panthéreaux, on caresse des lionceaux dans le sens des poils, à quoi doit-on s’attendre ?
Evidemment à des griffes et à des crocs. C’est ce qui arrive aujourd’hui aux patrons du PMU+Guinée qui ont géré la boîte à la manière d’un gros chef du village.
Sinon, comment des prestataires, comme le disent eux-mêmes, peuvent-ils les menacer ? Comment des revendeurs et des vacataires, selon leurs propres termes, peuvent-ils s’imprégner de la gestion de la société ? Comment des gens sans contrat de travail peuvent-ils les traîner dans la boue, jusqu’à les exposer aux médias et aux plus grandes des autorités du pays ? Pourquoi ?
C’est la direction du PMU+ qui a creusé sa propre tombe. Qu’elle s’en prenne à elle-même. Elle est responsable quelque part tout ce que lui arrive actuellement. Une société, ça ne se gère pas dans l’iris de l’œil, ni avec complaisance. Car les affaires sont les affaires. On gère avec de la rigueur et sur les bases des principes.
En dehors de ce manque de rigueur, il y a aussi le nombre pléthorique de faux responsables qui ont accès aux dossiers sensibles de la société. Quelle légèreté ! Quand on est chef, on ne s’entoure pas de n’importe qui. Il faut un minimum de vigilance dans son entourage. L’environnement compte beaucoup dans la gestion d’une entreprise. Ce n’est pas dans un cabaret ou dans une gargote où tous les petits chefs ont accès aux directeurs. Même dans les démocraties populaires, il y a toujours une différence entre le patron et les autres. En un mot, les responsables du PMU+ se sont faits entourer d’une horde d’hypocrite et de petits ambitieux-jaloux qui ne veulent que leurs places. Des vrais-faux amis.
Pour réussir à ramener les choses dans l’ordre, un nettoyage systématique s’impose à la Direction du PMU+Guinée, au sein des collaborateurs. Il faut revoir la copie et apporter des corrections nécessaires pour sauver la situation. Faute de quoi, les responsables actuels du PMU+ sont assis sur un feu couvert et sur une poudrière.
Qu’ils pensent aussi à soigner leurs comportements dans la gestion de la chose publique. Leur avenir en dépend.
Louis Espérant Célestin


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